7 déc. 2012

MEDIAPART & AU NOM DE LA MEMOIRE vous invitent...

C'est une invitation à ne pas louper si on est dans cette région du globe évidemment et surtout si on se sent concerné par l'Histoire d'un pays, le nôtre en l’occurrence. Pas question ici de repentance comme aiment à le faire croire certains politiques, juste partager cette mémoire douloureuse qui nous lie avec le peuple algérien. Les mea culpa, laissons cela aux religieux qui n'ont rien d'autre à faire et les véritables coupables de ce massacre appartiennent au monde politique que personnellement je ne fréquente pas, comme l'a chanté Renaud dans sa chanson "Socialiste" : J'ui ai dit qu' moi j' fréquentais plus / Les salons / Que j'avais connu Charles Hernu / En prison / Qu' j'avais bouffé une fois dans un / Ministère / Qu'objectivement c'était meilleur / Chez ma mère... D'ailleurs de socialiste, parlons-en, puisque cette fête de réconciliation comme le souhaite Médiapart & Au Nom De La Mémoire s'inscrit tout juste à la veille du voyage officiel en Algérie du président François Hollande...

Voici le communiqué :
Mediapart et Au Nom de la mémoire
vous invitent à la Soirée de la reconnaissance du 17 octobre 1961
et de la fraternité franco-algérienne

Le mardi 18 décembre 2012 au Cabaret Sauvage,
à partir de 19h30.


     A la veille du voyage officiel en Algérie du président François Hollande, il nous a semblé important de marquer par un grand rassemblement citoyen et festif la reconnaissance par l'état français de la tragédie du 17 octobre 1961.

Il y a un an, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la tragédie du 17 octobre 1961, vous avez été nombreux à signer l’appel d’Au Nom de la Mémoire et de Mediapart pour cette reconnaissance, enfin actée, mais aussi pour ouvrir une nouvelle page de fraternité entre les peuples de France et d’Algérie.
Le Président François Hollande, signataire de notre appel, a acté le 17 octobre 2012 cette déclaration officielle, comblant ainsi cinquante années d’occultation et de déni. C'est un message fort à toutes celles et tous ceux qui aspirent à la vérité et à la justice. Afin de marquer cet évènement, nous avons décidé de nous rassembler le mardi 18 décembre 2012 au Cabaret Sauvage à Paris pour soirée festive.

Des artistes dont Idir, Amazigh Kateb, Fredo (des Ogres de Barback), HK, Tighri Uzar (chants kabyles), Akli D… ont déjà confirmés leur présence.
Stéphane Hessel, Benjamin Stora, Daniel Mermet, Gilles Manceron, Jean-Luc Einaudi, Didier Daenincks et des responsables politiques viendront dialoguer avec Edwy Plenel et Mehdi Lallaoui au cours de cette soirée, afin de partager ces valeurs qui nous ont rassemblées et pour prolonger notre combat pour la fraternité franco-algérienne.

Nous vous attendons nombreux pour cette grande fête de réconciliation !
     En partenariat avec Beur FM, Radio Nova, Respect Magazine et TV5 Monde
     Le mardi 18 décembre 2012 à partir de 19h30
    
CABARET SAUVAGE Parc de la Villette
Métro : Porte de pantin (ligne 5) ou Porte de la villette (ligne 7)
Billets sur place : 5€


Des algériens arrêtés lors de la manifestation du 17 octobre 1961, à Paris. Plusieurs dizaines périront. © AFP Imageforum
In memoriam
C'était le 17 octobre 1961
En reconnaissant le massacre de manifestants algériens en 1961, François Hollande permet à la France de regarder avec lucidité son histoire.

Le 27/10/2012 à 00h00 - Mis à jour le 24/10/2012 à 16h43
Gilles Heuré - Télérama n° 3276

« La République reconnaît avec lucidité ces faits » : ce sont les termes employés par François Hollande, la semaine dernière, à propos de la manifestation du 17 octobre 1961. Avec lucidité et un peu de retard. La manifestation de 30 000 Algériens, si elle s'inscrit dans le cycle tragique de la guerre d'Algérie, fut remarquable pour deux raisons : après avoir été interdite, elle se déroula à travers tout Paris ; et son bilan fut terrible, entre cinquante et cent victimes selon les historiens.

Cette tragédie fut aussi l'objet d'une bataille entre occultations officielles et recherches historiques. La mémoire de ces événements fut ainsi refoulée, effacée par la manifestation du 8 février 1962 organisée par les partis de gauche contre le putsch des généraux en Algérie et qui se solda par neuf morts, notamment au métro Charonne ; peu évoquée par le gouvernement provisoire algérien dans ses négociations avec l'Etat français ; et enfin victime des conflits internes au FLN. Le « massacre du 17 octobre 1961 » ne refit surface que vingt ans plus tard, en particulier quand Didier Daeninckx publia Meurtres pour mémoire, en 1984. Et plus encore quand les responsabilités de Papon, préfet de police de 1958 à 1967, furent établies lors de son procès, en 1997.

Regarder l'événement d'octobre 1961 « avec lucidité » est donc la moindre des choses de la part d'un Etat français souvent un peu lent à considérer sa propre histoire. Pas plus d'auto­flagellation ni de repentance excessive pour octobre 1961 que pour la rafle du Vél' d'Hiv de 1942 : mais une juste et courageuse prise en compte des faits et des recherches qui ont permis de les mettre au jour. Quant aux vociférations d'une partie de la droite, essentiellement politiciennes, elles s'adressent aux médias plus qu'à l'histoire.

Deux vidéos de France24 qui ne donne malheureusement pas de code embed à ces vidéos, anyway : Wot the fuck  ;-)


Les réactions de françois fillon et marine le pen

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